Prenez le temps de le lire, il vaut le détour...
1 GOD IS MY LOVER -
La navette entame son voyage par une montée dans l'espace en douceur. La voix douce de Ben, supportée par une petite guitare répétitive, entre d'emblée, et 1ère explosion! En Anglais, la voix de Benoît est méconnaissable, plus mature, plus sûre d'elle: on est direct lancé dans l'univers. God is my lover now(Dieu est mon amant désormais), martèle le chanteur, ironiquement, en guise d'arrivée en orbite.
2 NEW DAY -
La première escale se fait sur un paysage nouveau. La voix ouvre le morceau, rejointe par une guitare saccadée et rapide, avant d'embrayer sur un pré-refrain, bien lourd, où le chant et la guitare ne font plus qu'un. Le refrain décolle, Ben s'envole dans les aigües; L'horizon se dégage, avec une certaine odeur de renouveau comme le confirme les paroles: It's a new day & a new life for me, comme dans le Feeling good de Nina Simone repris par Muse.
3 BIRTH -
L'escapade se poursuit. Avec Birth, on s'éloigne encore un peu plus du sol. Sonorités mélancolique, le chant calme vient se poser sur la délicatesse du violoncelle. La chanson part en crescendo, dautre instruments apparaissent pour lui donner plus de consistance. On entend des notes de piano, une batterie étouffée, des samples. Cette fausse ballade, où tout se joue sur les modulations d'intensité, nous embarque toujours dans le voyage d'EMPYR, très haut tau dessus de la Terre.
4 THE VOICE OF THE LOST SOULS -
D'un coup, le rythme de croisière s'accélère. La distorsion fait son retour, la batterie rapide redonne du panache après le calme planant du morceau précédent. Puis, BLACK OUT. Le chant reste seul, presque apeuré, avant de repartir de plus belle à cause de cette collision entre la batterie et les guitares mélodiques. Tout s'emballe on entre en zone de tension. B-One vient montrer ses talents de chanteur, avec des vocalises aigües que l'on ne lui aurait jamais prêté au temps de Pleymo. Le titre se termine sur les vocifération des deux Benoît, appuyés par des guitares rebondissantes, qui nous sortent enfin de l'abîme.
5 FORBIDDEN SONG -
Les émotions se succèdent, nous revoilà sur des rivages plus paisibles, avec un ciel dégagé. Un arpège de guitare tout en mélodie ouvre le bal, alors que Benoît, après s'être énervé sur la fin de The voice of the lost souls, retrouve ses galons de pop singer. Pas de refrain, pas de structure, on se croirait dans du Muse 1er album mêlé à du Team Sleep.
6 TONIGHT -
Après cette véritable transe spirituelle, retour à l'agitation. Le riff d'intro, bien jumpy, donne la tonalité du morceau. On a l'impression que sur les couplets, tout est joué sur la retenue afin d'envoyer la grosse sauce sur les refrains. Impression gagnante : le refrain est un hymne de stade, B-One venant suppléer Benoît pour l'occasion. Serait-on enfin arrivé aux abords d'une autre planète? Où peut-être sommes nous déjà sur Mars? Le titre se termine sur une boucle scandée par le duo : Can you remember your name, tonight their pain is over(Te rappelles tu de ton nom, ce soir ils n'ont plus mal).
7 WATER LILY-
Tandis que l'on explore la planète mars, nous découvrons Water Lily. Un air de déjà vu, et à la fois de totalement inédit. Très Deftones dans l'ambiance, cette chanson est complètement atypique au sein de l'album, car mélangeant un côté sombre et un autre rempli d'espoir. Encore une fois, les deux Benoît se rendent la pareille au chant, leurs timbres de voix imageant parfaitement ces deux facettes. Très musicale, ce titre laisse parler les émotions, et on continu de se promener loin, très loin de notre Terre.
8 THE FEVER -
On quitte la planète, le voyage stellaire. Retour de la guitare speed, avec une harmonie derrière, et la voix qui emmène le tout. Le refrain ressemble à une déclaration, entre le chant et la tirade, qui nous transporte littéralement dans une notre époque. Alors que Benoît déclame les derniers vers, la basse vient se ballader dans les couloirs du temps, rejointe par les roulements de batterie et les guitares folles parsemées de larsen. Plus de notion de temps ni d'espace, c'est le trou noir.
9 MARCH ON -
Le trou noir se dissipe, nous sommes en perdition. Le rythme de batterie au Tam-TAm qui ouvre le morceau semble venir des profondeurs aquatiques. Nous sommes sous l'eau. La guitare et la voix nous rejoignent, et même celle haut perchée de Flo ne semble pouvoir nour faire revenir à la surface. Très doux, on sent tout de même dans cette litanie un côté incitatif : March on little brother, march on little sister, shwo me what you've got inside(Avance petit frère, avance petite soeur, montre moi ce que tu as à l'interieur). Pendant 4'26 on rete en apnée, guidé par le son mélodique des guitares et du chant paisible.
10 MY EMPRESS -
Enfin, nous voilà de retour à la surface. On se laisse de suite emmener par un rythme entrainant, mais peut-être trompeur. Le chant très lent de Ben prouve que nous sommes pris au piège dans une sorte de spirale musicale. Une bataille entre la musique et le chant se déclare. Tout semble vouloir s'emballer, Ben lâche un cri, mais les instruments reprennent l'ascendant, avec une grosse basse dominante et des guitares mélodiques en accompagnement. Benoît se déchaine, implore une certaine impératrice : My Empress et triomhe enfin des liens qui retenait la navette.
11 THE ONE -
La fin du voyage est proche, la navette baisse les gaz. On revient à un registre très pop, avec une guitare limite folk, une batterie speed et la voix enjouée.
Et d'un coup, le vaisseau repart.
Montée d'adrenaline, alors que l'on se dirigeait vers une descente en douceur. Tout s'accélère, la guitare monte au créneau, la batterie martèle de plus en plus fort, la voix s'élève, l'étendart de Empyr brille une dernière fois dans l'espace.
Nous apercevons enfin la Terre.
12 JOIN US -
Nous amorçons la redescente vers la planète bleue. L'arrivée dans l'atmosphère est difficile à négocier, l'appareil y va tout en douceur, avec un morceau aux allures de fausse ballade épique, très instrumentale. Parfois, la légèreté conférée par l'apesanteur laisse place à des morceaux bien énervés, synonymes de zones de turbulence. La sirène d'alarme retentit, mêlée aux hurlements de Ben. La voix vient alors nous porter dans un dernier supplice, jusqu'à l'atterrissage final, de toute beauté.
Le voyage est terminé, on ouvre les yeux...
ça n'était qu'un rêve.
Ou peut-être pas...


